IMG_20161216_100105La semaine du 05 au 09 décembre 2016  a été marquée pour les étudiants de première année par une session d’étude sur l’anthropologie culturelle. Qu’entend-t-on par anthropologie culturelle ? En effet, l’anthropologie du point de vue étymologique vient du Grec ‘’anthropos’’ et        ‘’ logia’’. Anthropos signifie ‘’homme’’ et logia veut dire ‘’étude’’, ‘’discours’’. Associée à la culture,  l’anthropologie devient l’étude de l’homme dans son versant culturel. Ce module (sur l’anthropologie culturelle) s’est évertué à montrer l’importance de la culture par rapport à une quelconque appréhension du monde culturel. L’anthropologie culturelle porte sur les sociétés primitives et entreprend de montrer tous les aspects de la culture des sociétés primitives, en comparaison à  la société moderne. La société primitive n’est pas un ramassis de retardés. Au contraire, la civilisation lui est familière en ce sens qu’elle évolue à sa manière et à son rythme, quoique sa manière d’évoluer soit éloignée des réussites des sociétés modernes. Les pratiques culturelles ne sont ni retardées, ni irrationnelles mais elles regorgent d’un sens profond, vue sous un certain angle. Les sociétés modernes ont perdu beaucoup des valeurs essentielles qui étaient propres aux sociétés traditionnelles. Par exemple, la société moderne a fortement contribué à la naissance et à la croissance de l’individualisme, lequel individualisme n’avait pas sa raison d’être dans les sociétés dites primitives. L’économie était mise au service de l’intérêt général dans les sociétés d’antan. De nos jours, sous l’influence de la modernisation, l’économie se définit comme l’accumulation du profit individuel au détriment de l’intérêt général. En somme, la modernité grignote un peu l’humanisme de l’homme, rendant même les relations avec autrui  inauthentiques. Le cours de l’anthropologie culturelle a aussi mis un point d’honneur à montrer les rapports qui existent entre les autres sciences de l’homme et elle-même. Nous pouvons citer entre autres l’histoire, la sociologie… En réalité, toutes ces sciences sont liées et se complètent dans une certaine mesure. Toutes essaient de donner une connaissance de l’homme à travers la réalité sociale.

Forts des connaissances acquises cette semaine durant, nous sommes à même de mener à notre niveau le débat sur la nécessité d’abandonner toutes les pratiques culturelles pour se conformer à la modernité tout en sachant qu’aucune culture ne peut vivre en autarcie.

                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                   

 

    Christian NIKIÈMA, Philo I