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    Le cours d'introduction à la phénoménologie cette année, a été dispensé sous forme de cours intensif le long d'une semaine. Selon le dispensateur, la phénoménologie est une doctrine et une méthode philosophique qui cherche à établir les fondements de toute connaissance. La crise des sciences est l'élément déclencheur de la réflexion phénoménologique.  Edmund Husserl, le père de cette doctrine, à la suite de René Descartes, a réduit aux cendres, ce qui faisait la gloire des sciences: l'objectivisme. La contribution de Martin Heidegger à cette même entreprise n'en fut pas moindre. En effet, que ce soit le Doute de Descartes, ou la Réduction transcendantale de Husserl, ou encore l'Analytique du Dasein, la méthode phénoménologique  est intrinsèquement un retour au subjectivisme. En tant que théorie de la connaissance, la saisie du Moi transcendantal ou de l'être du Dasein qu'elle permet conduit inéluctablement à la connaissance des choses telles quelles. Le mérite de la méthode est qu'elle rend possible une relation authentique du sujet connaissant avec la chose connue.

            La phénoménologie, surtout  l'approche husserlienne, est un humanisme nouveau. Celui qui a opéré la réduction phénoménologique est capable de relations nouvelles avec son semblable: celle de conscience à conscience.  C'est ce que Husserl a appelé l'"apprésentaton", qui est en total contraste avec le solipsisme de Descartes. En vertu de l'apprésentation, le philosophe est investi de la mission de donner du relief à l'humanité ainsi comprise. Le néophyte philosophe, aspirant à la tâche gallinaire, doit aiguiser son sens critique avec des réflexions de type phénoménologique. Hormis l’humanisme, la phénoménologie a influencé des courants de pensée tel l’existentialisme, le personnalisme, pour ne citer que ceux-là.

AUX UNS, BON APPROFONDISSEMENT, AUX AUTRES BONNE DÉCOUVERTE!

Fr Vincent NACOULMA, Franciscain-Capucin, 2ème année