INSTITUT SUPÉRIEUR PRIVÉ DE PHILOSOPHIE Maison Lavigerie

05 avril 2017

CONFÉRENCE LAVIGERIENNE SUR MACHIAVEL

               

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Personne ne peut se vanter d'en avoir assez des connaissances et cela,  les autorités de l’Institut supérieur privé de philosophie/Maison Lavigerie en sont conscientes. C’est pourquoi malgré les cours offerts à leurs étudiants, elles trouvent moyen de consolider et d’enrichir leur potentiel intellectuel.

                Après la première conférence lavigerienne qui leur a permis de comprendre le fonctionnement du CAMES et découvrir le système LMD, les étudiants de l’ISPP/ML sont une fois de plus réunis ce jeudi 23 mars 2017 dans la grande salle de l’institut pour être instruits sur Machiavel. Cette conférence qui a connu la participation de plus d’une centaine d’étudiants et quelques formateurs et enseignants de l’institut a été animée par le Professeur Jacques NANÉMA. Devant cette assemblée curieuse de découvrir qui était vraiment MACHIAVEL, le professeur a prouvé qu’il était à la hauteur de la tâche.

                Parti d’une définition de la philosophie comme « tradition de rationalité critique », le Pr NANÉMA, dans l’optique de mieux et bien se faire comprendre par son audience a organisé sa présentation suivant trois points essentiels : d’abord, un cheminement avec MACHIAVEL, ensuite une étude de sa pensée et    enfin  un regard critique sur l'actualité de la philosophie politique de MACHIAVEL pour notre temps.                                                                                          

Connaitre un homme exige un cheminement avec lui, une étude de son histoire. Cette étude historique nous permettra de dépasser les préjugés qui ne disent pas toujours les choses telles qu’elles sont ou ont été. D’après le Pr, l’homme serait né le 03 mai 1469 et serait mort le 22 juin 1527. Il fut un grand auteur couvert de brouillard et de ténèbres, une figure controversée par la classe politique car accusé de faire une scandaleuse apologie du paganisme. Machiavel est une référence d’une philosophie de l’action et de la liberté.

Or, en scrutant de très près la biobibliographie de MACHIAVEL, on découvre qu’il s’agit d’une référence en matière de philosophie de l’action, de liberté et de patriotisme politique. Tout comme HOBBES, il est un philosophe de l’engagement. MACHAVEL n’est pas le fondateur du MACHIAVELISME  parce que celui-ci est antérieur à lui. Et lui, il a simplement dit plus haut ce que chacun pense tout bas. Pourquoi stigmatiser MACHIAVEL  s’il y a eu du MACHIAVELISME avant lui ? De grands politiciens disent être antimachiavéliques pour mieux masquer leurs actions machiavéliques. Étudier la pensée d’un écrivain exige une prise en considération de son époque afin de comprendre les circonstances dans lesquelles se situent ses écrits.

HEGEL affirme qu’il faut saisir l’auteur sur son contexte historique car la pensée est généralement en rapport avec l’époque. En prenant en compte ce constat  de  HEGEL, M. NANÉMA a  opéré ce parallélisme et il en ressort que la pensée de MACHIAVEL est liée aux problèmes politiques qui secouaient l’Italie à cette époque. En effet, MACHIAVEL en tant que diplomate va œuvrer pour la réunification des principautés d’Italie, pour former un État central. Mais cela va se solder par un échec, suite à l’invasion de la Rome Antique par les peuples Barbares, invasion favorisée par les rivalités internes.

 MACHIAVEL qui est maintenant en retrait loin du pouvoir, utilise l’écriture comme moyen pour la libération l’Italie. Ainsi, MACHIAVEL va fonder sa réflexion sur l’histoire politique de la Rome Antique. Il fait un éloge des Anciens et critique l’idéalisme anthropologique et politique.  Il fait la remarque suivante chez l’homme : « Un porc ne tourmente pas un autre porc, un cerf laisse le cerf en paix : il n’y a que l’homme qui massacre l’homme, qui le crucifie et le dépouille. »

Il reproche à la morale chrétienne d’être à l’origine d’une vision efféminée et lâche de l’homme et de son rôle dans l’histoire. Il faut comprendre par ce reproche que MACHIAVEL était contre le théocentrisme. Pour lui, l’homme est le premier responsable de sa vie ; il lui revient de se battre pour sa propre liberté. C’est ce qui justifie ses invitations aux jeunes italiens de prendre l’avenir de leur pays en mains en se sacrifiant pour sa libération. MACHIAVEL est une source profonde qu’on ne saurait explorer en deux heures, cependant, sa pensée peut-elle apporter un plus à nos idéologies politiques actuelles ?

               La question politique est au centre de la réflexion de MACHIAVEL si bien qu’il était nécessaire pour lui que son pays s’ouvre en ce temps là pour qu’émerge un nouveau prince qui fonderait l’État selon les valeurs suivantes :

-Installer une armée forte et patriotique

-Mettre sur pieds une république

-Concilier les deux forces à la liberté du monde : la FORTUNA et la VÌRTU.

MACHIAVEL pose des questions qui suscitent des débats ; il s’agit de la position que doit prendre la religion vis-à-vis des questions politiques.  La religion doit-elle servir la politique sans sombrer dans la dynamique des purs et simples rapports de forces ?

- Par le patriotisme : une vision selon laquelle il fallait que l’Italie soit un État, … Cette idée générale est une condition préalable pour MACHIAVEL, c’est là son exigence, son point de départ en face des malheurs de son pays.

 

                                                                                                         Wilfrid KINDA

                                                                                                         Étudiant Missionnaire d’Afrique

                                                                                                         Première année

 

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SESSION SUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX

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Au cours la semaine du 27 au 31 mars 2017, notre attention a été orientée sur l’Islamologie et le dialogue interreligieux. Cette session a été animée par le Père Joseph CLOCHARD, missionnaire d’Afrique, curé de la paroisse St Jean XXIII de Ouagadougou. L’objectif de cette session est de nous fournir des éléments de base sur la nécessité du dialogue entre chrétiens et musulmans pour un monde de paix, de justice et de  réconciliation comme St Paul nous le dit, un monde où il n’y aura plus esclaves ni juifs….

Le dialogue ne sera réalisé que si nous avons une connaissance de l’Islam et du christianisme. C’est dans cette optique que nous avons écouté l’Iman Ali OUÉDRAOGO, qui nous a entretenus sur les fondements de la Foi musulmane qui se puisent dans le coran et dans la vie du prophète Mohammed considéré comme le sceau de tous les prophètes. Pour eux, la parole de Dieu, c’est le coran tandis que pour nous chrétiens la parole de Dieu, c’est Dieu lui-même incarné en une personne qu’est Jésus, le roc de notre Foi. Vue cette divergence, le dialogue s’avère nécessaire car c’est le même Dieu que nous concevons différemment. Que retenir du dialogue entre musulmans et chrétiens ? De prime abord, le dialogue signifie entretien, communication. Pour notre contexte, il s’agit de l’ensemble des rapports interreligieux, positifs et constructifs avec les personnes et les communautés de diverses croyances, afin d’apprendre à se connaitre et à s’enrichir les uns les autres, tout en obéissant à la vérité et en respectant la liberté de chacun. Un tel dialogue passe par une confiance mutuelle, une connaissance se sa propre religion et celle musulmane, le respect de l’unicité de chacun et une égalité dans les situations. Le But d’un tel dialogue n’est pas d’amener l’un à adhérer  à la Foi de l’autre,  mais de reconnaitre des traces de vérité dans chacune de nos religions  car c’est Dieu qui convertit. C’est pourquoi ce dialogue doit se faire dans la douceur, la clarté, la confiance et la prudence ; ce qui exige la conviction religieuse, l’ouverture à la vérité et l’équilibre tout en évitant les préjugés et les condamnations.

Concrètement, le dialogue doit se vivre quotidiennement dans le bon voisinage à travers le soutien mutuel, la compassion dans les situations difficiles de la vie et dans l’engagement social pour la promotion des valeurs de la société, des pays et nations. Ceci étant, pour nous chrétiens, le dialogue est un chemin vers le royaume et donnera sûrement des fruits, même si le temps et les moments sont réservés au Père (Ac1, 7).

                                                       

                                                                                     NAGIABOU  T.  Patrice,  

                                                                                     Licence III

                                                                                     Don Orione ( Fils de la Divine Providence)

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Session de Pastorale Sanitaire du 27 au 31 mars 2017

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Pour accompagner un malade ou un souffrant, une formation aussi bien intellectuelle qu’humaine est indispensable. C’est dans ce cadre que s’est tenue du lundi 27 au vendredi 31 mars 2017 à l’Institut Supérieur Privé de Philosophie / Maison Lavigerie (ISPP / ML) de Ouagadougou, la session sur la Pastorale Sanitaire.

                Cette session concernait à la fois les étudiants de la première et de la deuxième année de licence, et était animée par le Père  Edgard YAMÉOGO, prêtre religieux Camilien.

                Le cours de la Pastorale Sanitaire a eu pour objectif d’initier les futurs pasteurs que nous sommes à l’accompagnement des malades, mais aussi de nous donner les outils nécessaires qui nous permettrons d’améliorer nos relations avec les malades, les souffrants.

                Tout comme le médecin, celui qui accompagne un malade dans le cadre de la pastorale sanitaire est également un soignant, car le malade ne souffre pas seulement corporellement, mais aussi spirituellement. C’est dans ce canevas que les futurs pasteurs que nous sommes, avions été formés à la suite de Jésus, le bon pasteur, qui guérit et soulage ceux qui souffrent.

                Pour atteindre les objectifs fixés, le cours s’est étalé sur six (6) principaux points à savoir :

-          Les éléments de base de la Pastorale Sanitaire

-          Historique de la santé et de l’assistance des malades

-          Santé-maladie : aspects anthropologiques

-          Humanisation du monde de la santé

-          Psychologie des malades

-          Accompagnement des malades : counseling, guérisseur-blessé, personnes âgées, grands malades et deuil.

Hormis les points énumérés, ce cours nous a donné un aperçu général des systèmes sanitaires de nos pays et diocèses respectifs, puis nous a montré  les faiblesses et les difficultés liées à ces systèmes. De ce fait, les étudiants se sont organisés en équipe afin de travailler pour proposer des solutions en vue de remédier à ces problèmes qui minent nos systèmes de santé.

Au sortir de cette session, il faut souligner que les étudiants se sont dits satisfaits de la bonne ambiance qui a prévalu tout au long de ce cours, mais aussi de l’enseignement reçu. « Ce cours nous permettra, disent-ils,  d’avoir un regard différent sur nos malades, de mieux les comprendre et les aider dans un esprit chrétien. »

                Pour conclure, il faut dire que la pastorale des malades n’est pas seulement une affaire de prêtres, de religieux ou religieuses, mais de tout chrétien. En effet le champ de l’accompagnement des malades est grand, mais il y a très peu d’ouvriers.

 

                                                                         Armel-Cédric DOHO,

                                                                         Étudiant en première année de philosophie,

                                                                         Séminariste Orioniste ( Fils de la Divine Providence)

 

 

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03 avril 2017

Match de football entre l'ISPP / ML et le Grand Séminaire St Pierre-St Paul

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Le mardi 21 mars 2017, l’Institut supérieur privé de philosophie /Maison Lavigerie (ISPP/ML) a accueilli le grand séminaire St Pierre St Paul pour un match de football dans le but de renforcer leur lien d’amitié. Mais avant le début du match, le Père Jean-Baptiste DZANKANI, représentant du DG de l’ISPP/ML, Père Évariste SOMÉ empêché, a adressé le mot de bienvenue aux deux équipes et a expliqué l’objectif de cette rencontre footballistique avant de dire la prière d’ouverture, prière après laquelle le coup d’envoi de la première partie fut donné.

Dès l’entame du match les deux équipes avançaient avec la soif de scorer. Après quelques ballons mal maîtrisés, des contrôles manqués et de mauvaises réceptions au niveau des deux équipes, St Pierre St Paul réussi à maîtriser son jeu. Ainsi, dès la 7e minute de jeu, les joueurs du grand séminaire, dans une mêlée près des buts du camp adverse, surprennent le portier lavigerien et prennent le devant du match. À la 17e minute de jeux, un attaquant de l’ISPP/ML réussi à s’infiltrer dans la surface de réparation du grand séminaire. Il se fait accrocher et obtient un pénalty qu’il transformera lui-même, obtenant ainsi l’égalisation à l’ISPP/ML. Mais, les  joueurs de l’ISPP/ML, après quelques tentatives manquées de buts dans le camp adverse, se voient de nouveau surpris dans les dernières minutes de cette première partie : pénalty pour St Pierre St Paul suite à une main d’un défenseur dans le carré lavigerien. 2-1 pour le grand séminaire. Le score restera inchangé jusqu’à la fin de cette partie.

De retour des citrons, les joueurs sont de nouveau sur la ‘‘pelouse poussiéreuse’’ pour cette fois-ci faire la différence. Mais malgré la détermination des uns et des autres à soit revenir au score soit marquer davantage, la soif de cette seconde partie du jeu  ne sera pas étanchée et ce, en dépit du beau spectacle qu’elle nous aura offert. L’arbitre renverra les 22 joueurs sur ce score final de 2 buts à 1 en faveur du grand séminaire St Pierre St Paul.

Cette journée fut une journée de retrouvaille et de fraternité. Alors peu importe l’équipe qui a gagné, ce sont les deux instituts qui ont tiré profit de cette journée.

                                                                                                                                     

                                                                                           Nobila Grégoire GOUBA,

 

                                                                                           Étudiant Missionnaire d’Afrique

 

                                                                                            Philo I

 

Les joueurs de St Pierre-St Paul en échauffement

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29 janvier 2017

SESSION DU 16 AU 20 JANVIER 2017 / INTRODUCTION À L’ÉTHIQUE GÉNÉRALE

       

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Au cours de la semaine du 16 au 20 janvier 2017, les étudiants de la deuxième année de philosophie de l’Institut Supérieur Privé de Philosophie / Maison Lavigerie ont eu la session sur l’introduction à l’Ethique Générale. Cette session a été vertueusement donnée par l’éminent enseignant chercheur monsieur SEMDE Cyrille, qui est aussi le directeur académique dudit institut. Cette session avait pour but d’introduire les étudiants à la réflexion critique sur les multiples aspects de l’expérience morale et sur les questions éthiques fondamentales. Il s’agissait de faire connaitre aux étudiants les théories éthiques et les éthiques appliquées. Elle s’est centrée sur les concepts d’ « éthique »,  de « morale », de  « vertu » et du «  bonheur ». De prime abord il faut dire que la morale et l’éthique s’identifient. La question d’éthique constitue un problème préoccupant aujourd’hui que ça soit du domaine  des sciences et des religions. Alors qu’est-ce que l’éthique ? L’éthique vient du grec « ethos » qui veut dire mœurs, un ensemble de valeurs, de règles de conduite que suit  un individu ou une société. À cela Eric Weil parle de « morale concrète » dans son œuvre Philosophie morale. Étymologiquement, l’éthique et la morale s’identifient alors qu’au sens strict, il existe une distinction entre les deux. En effet l’éthique relève  de la philosophie car elle prend en compte les exigences de la pensée philosophique, la réflexion, la critique, l’objectivité. En résumé l’éthique est une réflexion morale. En plus, l’étude de la pensée des grandes figures de la philosophie éthique tels que Socrate, Aristote, Kant, Habermas, Spinoza, des stoïciens, des épicuriens etc. a été pour nous fort appréciable et d’un grand intérêt. Et certains penseurs comme Socrate, Platon, Aristote, Saint Thomas d’Aquin, Spinoza, Kant ont basé leurs réflexions sur l’éthique de la vertu ou l’éthique du bonheur. Ainsi pour Aristote l’éthique relève de l’agir humain et tout agir, toute activité implique un but ou un objectif. Alors que l’agir humain est l’expression d’un manque. Pour lui, la fin ultime c’est le bonheur. Qu’est-ce que le bonheur ? À ce propos, la réponse prend une tournure subjective car l’idée du bonheur est relative et divergente. Sur cette partie la question que nous nous posons est : la vertu conduit-elle nécessairement au bonheur ?

       Par ailleurs, il était aussi question de l’éthique appliquée qui est la réflexion appliquée à la morale. Des réflexions sur la science, la technologie, l’économie, la médecine qui donnent lieu à des études dans les domaines tels que la bioéthique, l’éthique biomédicale, l’éthique économique et sociale. Avec Karl Otto Apel nous notons que l’éthique est très importante dans notre monde d’aujourd’hui tourmenté par la science et la technologie. Ces sciences engendrent des conséquences positives et négatives. Par exemple la dégradation de l’environnement, la menace nucléaire, l’artificialisation de la procréation, etc. Tout ceci entraine des risques pour la santé humaine et la survie de l’humanité. Que faut-il faire ? Étant donné que c’est un problème planétaire, il faut donc une éthique planétaire c'est-à-dire la recherche d’une éthique rationnelle et universelle, et plus particulièrement une éthique de la responsabilité. Cependant, il convient de nous demander si la pratique de la bioéthique à travers l’expérimentation biomédicale, l’acharnement thérapeutique de l’euthanasie et de l’eugénisme, la procréation médicalement assistée et la transplantation d’organes peuvent être  moralement acceptés. Il faut dire que toutes ces situations révèlent en effet la complexité du questionnement éthique contemporain.

 

                                                                             Jérôme MILLOGO,

                                                                              Étudiant Missionnaire d’Afrique,

                                                                               2e année Philo.

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22 décembre 2016

Après avoir reçu la reconnaissance du CAMES l’année dernière, l’ISPP / ML a invité un haut cadre de ce conseil, en la personne d

Le 15 décembre 2016, l’Institut Supérieur Privé de Philosophie a tenu une conférence. Cette conférence a porté sur le système LMD (Licence Master Doctorat). Avant  le début  de la conférence proprement dite, une prière d’ouverture a été dite par le Père Paulin KAKULE, modérateur de la conférence avant le mot d’ouverture et de  bienvenue du DG de l’institut, le Père Evariste SOME. Bien avant de donner la parole au conférencier, nous avons assisté à une large présentation de sa personne par le modérateur. La biographie qui  nous a été donnée, nous a laissés découvrir celui-là même qui est le Directeur des programmes du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES). Dans sa présentation, le professeur s’est plus étalé sur deux points principaux à savoir les programmes du CAMES dans un premier temps et les exigences du LMD pour enseignants et étudiants dans un second temps.

            Présentant le programme du CAMES, le Pr NAPON nous a laissés entendre que le CAMES a été créé en 1966 et que de nos jours, il compte 19 pays membres. Cette création fut motivée par une volonté d’adaptation de l’enseignement supérieur au système mondial, le désir d’un fonctionnement optimal, la volonté d’une mise en place de techniques et de produits pertinents et enfin par le besoin d’adaptation des programmes aux attentes ou besoins africains et malgaches. Dans le souci de rendre claire les choses pour son audience, le Pr a expliqué les contextes de chacune des motivations ci-dessus énumérées.

            Dans la progression de sa présentation, le Pr Abou NAPON a mis étudiants et enseignants au parfum du système LMD - dont le fonctionnement était très peu connu de certains – en s’étalant principalement sur les exigences du système pour ces deux corps.  Le LMD a en effet pour but de favoriser l’excellence en luttant contre l’échec universitaire. Les avantages liés à l’application du LMD sont entre autres la reconnaissance, partout dans le monde, du diplôme obtenu, la facile mobilité des enseignants,   la possibilité de transferts de crédits, la facilitation de l’accès à l’emploi, etc. L’application d’un tel système ne revêt-elle que d’avantages ? Non évidemment. Le LMD a aussi ses exigences de part et d’autre. Aux enseignants, il a été demandé un changement de mentalité quant à la façon de dispenser les cours et à la manière d’évaluer. Ils doivent, avec ce système, considérer leurs disciples comme des personnes qui ont  ‘’ quelque chose ‘’ dans la tête et non comme des gens à qui il faut tout apprendre. L’étudiant quant à lui devra s’ériger en apprenant actif et cela implique le travail personnel. Il doit s’initier de façon effective  à la recherche  car se contenter des cours donnés dans les  amphithéâtres,  c’est faire preuve de négligence et donc, appeler l’échec.

            Après avoir pris une heure et demi de temps à nous mettre la puce à l’oreille, place fut faite aux questions. Ces questions d’éclaircissement ont poussé le directeur des programmes à donner des éclairages sur certaines zones d’ombres et à expliquer d’autres faits liés notamment à la difficulté de l’application du système dans les pays de la sous-région ouest-africaine et pour le cas spécifique du Burkina Faso. En tout cas, même si toutes les conditions  étaient réunies pour le LMD, il convient de dire que ce nombre grandissant des étudiants constituerait une entrave à sa mise en œuvre effective. Pour le Pr NAPON, c’est un leurre que de penser que tout le monde peut faire des études universitaires. «  Tout le monde ne peut pas aller à l’université », martèle-t-il.  La question maintenant est de savoir : ne sommes-nous pas suffisamment bien préparés pour une mise en œuvre inconditionnelle du LMD ? Et si non, quelles stratégies adopter ?

 

                                                                                                                                Nobila Grégoire GOUBA,  étudiant M. Afr.  Philo I

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17 décembre 2016

SESSION DU 05 AU 09 / ANTHROPOLOGIE CULTURELLE

IMG_20161216_100105La semaine du 05 au 09 décembre 2016  a été marquée pour les étudiants de première année par une session d’étude sur l’anthropologie culturelle. Qu’entend-t-on par anthropologie culturelle ? En effet, l’anthropologie du point de vue étymologique vient du Grec ‘’anthropos’’ et        ‘’ logia’’. Anthropos signifie ‘’homme’’ et logia veut dire ‘’étude’’, ‘’discours’’. Associée à la culture,  l’anthropologie devient l’étude de l’homme dans son versant culturel. Ce module (sur l’anthropologie culturelle) s’est évertué à montrer l’importance de la culture par rapport à une quelconque appréhension du monde culturel. L’anthropologie culturelle porte sur les sociétés primitives et entreprend de montrer tous les aspects de la culture des sociétés primitives, en comparaison à  la société moderne. La société primitive n’est pas un ramassis de retardés. Au contraire, la civilisation lui est familière en ce sens qu’elle évolue à sa manière et à son rythme, quoique sa manière d’évoluer soit éloignée des réussites des sociétés modernes. Les pratiques culturelles ne sont ni retardées, ni irrationnelles mais elles regorgent d’un sens profond, vue sous un certain angle. Les sociétés modernes ont perdu beaucoup des valeurs essentielles qui étaient propres aux sociétés traditionnelles. Par exemple, la société moderne a fortement contribué à la naissance et à la croissance de l’individualisme, lequel individualisme n’avait pas sa raison d’être dans les sociétés dites primitives. L’économie était mise au service de l’intérêt général dans les sociétés d’antan. De nos jours, sous l’influence de la modernisation, l’économie se définit comme l’accumulation du profit individuel au détriment de l’intérêt général. En somme, la modernité grignote un peu l’humanisme de l’homme, rendant même les relations avec autrui  inauthentiques. Le cours de l’anthropologie culturelle a aussi mis un point d’honneur à montrer les rapports qui existent entre les autres sciences de l’homme et elle-même. Nous pouvons citer entre autres l’histoire, la sociologie… En réalité, toutes ces sciences sont liées et se complètent dans une certaine mesure. Toutes essaient de donner une connaissance de l’homme à travers la réalité sociale.

Forts des connaissances acquises cette semaine durant, nous sommes à même de mener à notre niveau le débat sur la nécessité d’abandonner toutes les pratiques culturelles pour se conformer à la modernité tout en sachant qu’aucune culture ne peut vivre en autarcie.

                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                   

 

    Christian NIKIÈMA, Philo I

 

 

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06 décembre 2016

Sortie-détente au parc national Bangr-Weogo de Ouagadougou

 

Le samedi 3 décembre 2016, l’ISPP-ML a fait halte à son rythme quotidien pour laisser place à la détente. Ce fut au parc national de Bangr-Weogo à Ouagadougou. Tous, personnel administratif, religieux, religieuses, séminaristes des différentes congrégations étudiant à LAVIGERIE n’ont pas voulu se faire compter l’événement. Tous étaient au rendez-vous déjà à 8h30.

Aux environs de 9h, on scinda le groupe en trois afin de faciliter la visite du mini zoo. Chaque groupe, conduit par un guide du parc, a eu la chance de découvrir les différentes espèces animales qui sont sauvegardées dans le zoo.

La visite se déroula allègrement, dans un esprit de découverte mêlé d’un humour de bon augure pour le reste de la journée. L’on a pu ainsi voir des paons, des pythons, l’antilope, des tortues, des babouins, des singes, des perroquets, des aigles. Et pour beaucoup, ce fut l’occasion de voir un hippopotame.

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Une fois la visite du mini zoo achevée, tout le monde se dirigea vers l’espace aéré du parc : un bel endroit parsemé de bambou et dégageant une atmosphère propice à la détente et invitant à la fête. Sur place, plusieurs activités récréatives ont été exécutées par tous : jeux, sketchs, danses, humour. Pour faciliter l’organisation et pour installer un climat de convivialité, l’on subdivisa étudiants et enseignants en 9 groupes indépendamment du niveau de formation et de la communauté d’appartenance. Chaque groupe eut 3 minutes pour présenter son nom, son slogan et pour exécuté une prestation. Le passage des groupes était entrecoupé par des jeux d’ensemble tels que le « football oral », le « jeu des obstacles ». Avant de dire l’angélus à midi, l’on fit place aux jeux de sociétés. Par la suite, ce fut le partage du repas qui s’est déroulé dans une ambiance festive.

Une fois repus, c’est au rythme de la musique que, étudiants et enseignants ont pris d’assaut la piste de danse pour un bal poussière. Au-delà de leur qualité intellectuelle et de l’art de la prière qu’ils maitrisent bien, les étudiants et leurs enseignants ont prouvé qu’ils étaient aussi imbattables sur la piste de danse. Après quoi, l’on passa à une deuxième série de jeux, d’histoires drôles et de sketchs avant de clore la journée aux environs de 15h par la bénédiction du Père Évariste SOMÉ, Directeur Général de l’institut. Dans sa prière, il a rendu grâce à Dieu pour le bon déroulement de cette sortie détente et pour la fraternité et la communion partagée.

Ce fut une journée pleine de grâce car au-delà de la détente, elle a été une occasion de renforcer la fraternité et la communion au sein des différents membres de l’institut.

Fr Jovic KOUEPOU,

Philosophie I

 

 

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22 novembre 2016

En Match d’ouverture, Victoire de la première année aux tirs aux buts

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Comme chaque  année, le 26 novembre, la communauté des Missionnaires d’Afrique, communément appelés « Pères Blancs », célèbrent l’anniversaire du retour à Dieu du cardinal LAVIGERIE, leur fondateur. Cette année, pour la 124ème année, ils ne déroberont pas à la règle. La cérémonie de commémoration aura bien lieu le 26 novembre 2016.

A Ouagadougou, où les Pères Blancs tiennent un Institut Supérieur de Philosophie placé sous le patronage du Cardinal LAVIGERIE, les étudiants sont associés aux festivités marquant cette grande célébration. En prélude à cette cérémonie, un certain nombre d’activités a été programmé. Au nombre de celles-ci, une série de matchs de football, des concours d’Art, de poésie, de commentaire, etc.

En match d’ouverture, les premières année surprennent et infligent une correction à leurs ainés de la deuxième année qui ne s’y attendaient pas. Le premier match de football a donc opposé les étudiants de la 1ère année à leurs ainés de la 2ème année et la confrontation a eu lieu le mardi 15 novembre 2016 sur le stade omnisports de la Maison Lavigerie en présence du corps administratif de l’institut, dont le Père Evariste SOMÉ, Directeur Général et le Père Juvénal SIBOMANA, Directeur des Études. Au bout de la confrontation, c’est l’équipe de la première année qui en est sortie victorieuse en venant à bout de leurs ainés après l’épreuve des tirs aux buts ; temps réglementaire, score nul et vierge.

C’était face à un public assoiffé de victoire que les deux équipes ont rivalisés de techniques, d’endurance et de discipline, sous la houlette du Père Olivier, arbitre de la partie. Après une entame de match bien calme aux environs de 15h20, les deux équi

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20 novembre 2016

En Match d’ouverture, Victoire de la première année aux tirs aux buts

DSCN0225

A Ouagadougou, où les Pères Blancs tiennent un Institut Supérieur de Philosophie placé sous le patronage du Cardinal LAVIGERIE, les étudiants sont associés aux festivités marquant cette grande célébration. En prélude à cette cérémonie, un certain nombre d’activités a été programmé. Au nombre de celles-ci, une série de matchs de football, des concours d’Art, de poésie, de commentaire, etc.

En match d’ouverture, les premières année surprennent et infligent une correction à leurs ainés de la deuxième année qui ne s’y attendaient pas. Le premier match de football a donc opposé les étudiants de la 1ère année à leurs ainés de la 2ème année et la confrontation a eu lieu le mardi 15 novembre 2016 sur le stade omnisports de la Maison Lavigerie en présence du corps administratif de l’institut, dont le Père Evariste SOMÉ, Directeur Général et le Père Juvénal SIBOMANA, Directeur des Études. Au bout de la confrontation, c’est l’équipe de la première année qui en est sortie victorieuse en venant à bout de leurs ainés après l’épreuve des tirs aux buts ; temps réglementaire, score nul et vierge.

C’était face à un public assoiffé de victoire que les deux équipes ont rivalisés de techniques, d’endurance et de discipline, sous la houlette du Père Olivier, arbitre de la partie. Après une entame de match bien calme aux environs de 15h20, les deux équipes mettront du temps pour s’organiser. Les occasions de but seront rares. Il faudra signaler une seule occasion que les premières années auraient pu concrétiser, n’eut été un manque de communication et la belle organisation du mur défensif de leurs ainés. Les deux équipes seront renvoyées aux citrons avec un score nul et vierge de zéro but partout.

Même si la seconde mi-temps nous a offert un beau spectacle de jeu, avec de beaux gestes et une belle tactique de jeux, aucune des deux équipes ne réussira à faire trembler les filets adversaires. Les défenses et les gardiens étant bien attentifs au rythme du jeu. C’est finalement à l’épreuve des tirs aux buts que les deux équipes vont se départager. Grâce à la précision des tireurs de la première année, et à la belle performance de leur gardien, les jeunes ne ménageront pas leurs grands frères en arrachant la victoire à l’issue de cette épreuve ultime.

C’est donc la première année qui affrontera le mardi 22 novembre la 3ème année à la finale de cette compétition de football. Les pères Juvénal et Évariste ont, à la fin du match, exprimé leur satisfaction pour le bon déroulement du match.

Dans la suite de la célébration,  rappelons qu’avant la messe commémorative et le repas fraternel le 26 novembre 2016, une soirée récréative sera animée par les étudiants la nuit du 25 novembre à l’ISPP-Maison Lavigerie. Une occasion pour eux de faire valoir leurs talents artistiques, humoristiques, chorégraphiques et de comédiens.

 

                                                                                                                                                                                    Fr. Jean-Valère KOUWAMA,

                                                                                                                                                                          Religieux assomptionniste, Philo, I 

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